Ladybug

La coccinelle est parait-il appelée bête à bon Dieu – erk – parce que soi-disant elle porte bonheur. Voilà *. Toutefois, si Dieu est aussi retors que cette coccinelle-ci, ça ne m’étonne pas que le monde tourne aussi mal. Enfin, je dis ça mais je m’en fous.

* J’adore ce genre d’incohérence qui allie croyances populaires, superstitions et religion, m’enfin bon, on n’est plus à une incohérence près, hein ?

Dans la tempête

Cordages

Nasr Eddin est pris un jour dans une tempête. La coque du navire est terriblement secouée, d’énormes paquets de mer déferlent sur le pont, et même l’équipage n’en mène pas large.
– Arrimez les voiles, hurle le capitaine.
Les marins s’élancent dans les mâts pour y fixer la voilure.
– Quel ordre stupide ! proteste Nasr Eddin. Tu ne vois pas que c’est la coque qui bouge et que c’est elle qu’il faut attacher !

Sublimes paroles et idioties
Nasr Eddin Hodja

Bougie solitaire

Il n’y a pas si longtemps que ça, j’ai vu une émission (tard le jeudi soir sur Arte, pour ne pas la citer) dans laquelle une espèce de grand escogriffe désinvolte évoluait appareil photo à la main et shootait à la volée dans une boîte de nuit à l’ambiance surchauffée, dans laquelle dansaient des filles à poil et des zombies déchirés aux acides. Comme je n’écoute toujours la télévision que d’une oreille inattentive, l’autre oreille perdue dans un bouquin ou sur un magazine, je n’ai pas vraiment suivi, mais il semblait qu’il était journaliste pour un magazine underground et il dissertait joyeusement, les yeux papillonnants dans le vide tandis qu’il sirotait un cocktail, sur la superficialité du monde et des relations qu’entretenaient les gens dans les milieux mondains ou branchés. Bref, rien de tellement passionnant.

Et en fait, je voulais dire un truc super intéressant, et à force de m’interroger, je m’emmêle les pinceaux, mais c’est pas grave, ce sera pour un autre jour.

Tiens, j’y pense, organe n’est ni plus ni moins que l’anagramme d’orange.

Oui je sais, j’ai tronqué mon billet, mais il est plus joli comme ça.

Port de Saint-Trojan

Peau orange et purée de carottes

Je voulais mettre une photo de moi, ma trombine mal rasée, avec mon ticheurte orange, mais finalement, j’ai préféré mettre une photo de la pâtisserie que je me suis payé avec un plaisir immense. Malheureusement, malgré le prestige mondial dont jouit (hmmm) Sadaharu Aoki, ses créations sont plus jolies qu’elles ne sont bonnes.
C’est tout ? Oui. C’est tout, il faudra bien vous en satisfaire. Ah j’oubliais ! Ceci n’est pas un billet sans musique. Oui, ça surprend. J’ai pas tout le temps des trucs intéressants à dire.

Audio clip: Adobe Flash Player (version 9 or above) is required to play this audio clip. Download the latest version here. You also need to have JavaScript enabled in your browser.


Sadaharu Aoki
Pour ceux que ça intéresse, cette voix sublime est celle de Tamara Barnett-Herrin.

Courrier de nulle part…

Mine de rien, il y a plus d’une semaine que je n’ai rien écrit alors que je ne suis même pas en vacances.
En fait, si.
J’ai écrit plein de choses, je me suis presque brûlé les doigts sur le clavier comme pour exorciser une douleur dont je ne connaissais pas l’intensité, je me suis vengé par les mots, vengé de quoi ? Je ne sais pas, je n’en veux à personne en particulier, si ce n’est à moi-même; tendre vers la disparition comme une solution au mal-être. Alors j’ai tout effacé.

Audio clip: Adobe Flash Player (version 9 or above) is required to play this audio clip. Download the latest version here. You also need to have JavaScript enabled in your browser.


Bon.
Voilà.
Je vois mes billets qui s’espacent, le temps qui défile, la passion qui se délite, la curiosité en faillite, l’impression que tout ceci n’a pas de cohérence, le regard perdu sur des cartes desquelles les îles auraient disparu… Un rêve qui s’enfuit.

Et puis l’ellipse qui ne me va pas…
La vision d’un monde rempli par le chaos…
Des jours harassants derrière moi… La vie devant… Soudain le calme…

La suite ? Je ne sais pas, je verrai au coup par coup. Je ne sais même pas s’il y en aura une. Et puis là, de toute façon, ça m’est complètement égal. Désolé.

oleron-036

Node™ n°1

Forcément, comme souvent en ce moment il pleut, il pleut beaucoup, tout le temps, fort, peu, averses ou pas du tout quelques instants et puis ça repart doucement ou pas, ou fort et beaucoup, ça s’enchaîne, alors ce matin, quand je me suis levé, la première chose que j’ai faite c’est de regarder s’il pleuvait et oui, il pleuvait, comme un peu tous les jours depuis que Sarkozy est président, ce n’est pas de sa faute, mais ça joue certainement, on pourrait presque y croire mais je ne me suis pas laissé démonter, j’ai piqué le parapluie de mon fils, mais je suis quand même arrivé à la gare les pieds trempés, le bas du pantalon, c’est du ramie ça sèche vite, un coup de vitamines avec le café, histoire d’émerger un peu plus vite que ça s’il vous plait merci j’ai un train à prendre et puis j’ai passé une partie de ma nuit à bouquiner jusqu’à temps que le sommeil m’emporte le bougre, même pas le temps d’éteindre la lumière, espèce de criminel de la lecture qui lit jusqu’à plus soif tous les jours de la semaine, même ceux qui n’existent pas, voire même plus, alors nécessairement, pour se réveiller, c’est pas du Pink Martini qu’il faut se fourrer dans les oreilles, mais plutôt David Guetta, Love don’t let me go, voilà tout, faut écouter ça parce qu’on a beau penser ce qu’on veut du blondinet électrique, sa musique, elle est construite et c’est pas du beat sans raison, il y a du travail là dedans et c’est bon, surtout pour se réveiller, surtout pour passer devant les contrôleurs du matin, on est le 3, faut contrôler, et j’ai mon ticket, c’est suffisamment rare pour être remarqué, alors je passe tête haute, bêcheur, y’a pas de raison, et puis merde hein, je n’ai dormi que trois heures, certainement moins, criminel va !

Audio clip: Adobe Flash Player (version 9 or above) is required to play this audio clip. Download the latest version here. You also need to have JavaScript enabled in your browser.


juergen teller

Bon et puisqu’on est là, il est temps de parler un peu de Juergen Teller, un photographe hors norme et un peu branque, qui se plait à prendre en photo des célébrités dans des positions pas possibles – Björk s’est pliée à l’exercice, je ne vous dis que ça – , mais qui a aussi travaillé pour la publicité d'Yves Saint-Laurent mais qu’on croirait tout droit sorti d’une nouvelle de Bukowski, un travail désaxé autour de la lumière crue.

Dans la rue Anatole France, il y a un camion violet qui est là pour nettoyer la cuve à graisse du tabac d’en face, le nettoyage de la cuve à graisse, c’est quelque chose, il faut avoir vécu ça de près pour savoir à quel point ça schlingue la graisse, ça pue pire que la mort, la graisse, peut-être même pire que la merde, parce qu’au moins, la merde, on sait ce qu’il y a dedans, et là pour la coup, dans la rue humide, ça sent mille fois la graisse transvasée, c’est littéralement infâme, et comme aujourd’hui j’ai une grosse forme de type qui n’a dormi que trois heures, je vais m’attaquer aux bases de données, je suis à bloc là. (03 juillet)

Depuis que j’ai écrit ces mots, il s’est passé beaucoup de choses, des choses pas gaies du tout, des renoncements, des hésitations, des fractures, des pas en avant, des pas en arrière, j’ai complètement lâché l’écriture, je me suis retiré du monde, j’ai tenté de sourire, je me suis dit qu’il fallait que j’arrête de bloguer au vu du nombre considérable de commentaires que je n’arrive plus à gérer, je me suis pris pour John Cage, j’ai eu envie de mourir, mais pas longtemps, j’ai eu une réunion de service, je me suis battu contre le département Communication pour exprimer mon point de vue (oui, je sais, on s’en fout), j’ai pris une photo de mon chat, j’ai enfin parlé à Laurent, je me suis surpris à rire avec des gens que je détestais, j’ai été dans une colère dingue, je me suis calmé, je me suis senti rejeté, alors j’ai rejeté, je me suis dit que j’allais effacer mon blog, j’ai dit merde à mon père, j’ai vu mon téléphone sonner et je n’ai pas pu répondre parce que j’étais déjà en ligne, j’ai enragé, j’ai fulminé, j’ai mal dormi, très mal dormi, je me suis senti à deux doigts de péter un câble, je me suis calmé, j’ai eu envie d’appeler une vieille amie, et mon amie m’a appelé parce que je l’avais appelée sans m’en rendre compte, une voix chaleureuse et tendre, j’ai fait de l’aérophagie, j’ai sauté un repas, je n’ai pas sniffé de colle parce que je ne me drogue pas (le café ça compte pas), j’ai été contacté par un extra-terrestre chinois, j’ai terminé de publier mes derniers moleskines, lesquels ont toujours autant de succès (suffisamment rare pour être signalé), j’ai mangé une pizza, j’ai vécu la guerre grève, les bagarres dans le RER, les flics qui déboulent, les tickets de métro qui ne passent pas dans les tourniquets, je me suis noyé dans un ruisseau, enfin je crois, je ne passerai pas à la télévision, je ne suis pas allé à Paris-Carnet, j’ai eu un cadeau, la saison 1 de Magnum en DVD, j’ai vu le Lauréat, j’ai fait une machine de couleur, j’ai passé l’aspirateur dans la chambre, je suis allé faire des courses, j’ai rendu mes livres à la bibliothèque, j’ai rêvé d’Adolfo Bioy Casares, je me suis rendu compte que j’étais pétri de ténèbres, j’ai beaucoup pensé, mais j’ai eu aussi beaucoup la tête complètement vide, je me suis demandé si je n’allais pas m’acheter un nouveau nom de domaine, laisser tomber mon blog, repartir de zéro, j’ai étrangement passé une très bonne semaine au boulot, et comme pour faire bonne mesure, j’ai essayé de chialer un bon coup comme pour faire sortir toutes les scories qui me polluent l’existence mais rien ne sort, complètement à sec, alors je me suis imaginé allongé dans un lit aux draps couleurs expresso et les yeux fermés, j’écoutais le bruit de l’océan.

L'homme de vent

Les mots me manquent. L’envie d’écrire aussi.
Alors plutôt que de laisser les choses traîner ou alors m’épancher comme une larve en racontant tous mes petits malheurs, je préfère laisser s’exprimer autre chose que le néant qui m’envahit, parce que ce lieu semble ne souffrir ni l’absence, ni les jérémiades, ni mêmes les stratégies de l’échec, aussi élaborées soient-elles.
Portraits déliquescents d’une ivresse de papier.

(Merci de m’avoir fait remarquer qu’il y avait une faute d’orthographe dans ce billet qui traîne ses guêtres en tête de gondole depuis quatre jours, pffff)

Audio clip: Adobe Flash Player (version 9 or above) is required to play this audio clip. Download the latest version here. You also need to have JavaScript enabled in your browser.

papier_06.jpgpapier_01.jpgpapier_07.jpgpapier_04.jpgpapier_03.jpgpapier_05.jpgpapier_08.jpgpapier_02.jpg

Meta brindilles XI Ultimate

Pourquoi Ultimate ? Parce que ce sera le dernier.
Il ne faut pas aller chercher plus loin. Je vous l’emballe ou c’est pour manger tout de suite ?

vecteezy.jpg

Vecteezy

boucher.jpg

Alexandre Boucher – Levitation

picture_12.png

100per

lightable.jpg

Lightable

brusheezy.jpg

Brusheezy

kanner6.jpg

Kanner

cerns-large-hadron-collider.jpg

CERN’s Large Hadron Collider

screenshot1-063.jpg

KOS

serra2b.jpg

Serra at Moma

bisang.jpg

Bruno Bisang

tunnel_02.jpg

Brendan Austin

deko.jpg

Deko

01a.jpg

Console Portraits: A 40-Year Pictorial History of Gaming

500342680_767a022495_o.jpg

Yakov Chernikhov

fecal-nyc.jpg

Fecal NYC

organic-grid.jpg

Organic Grid