Audrey Kathleen Ruston

Audrey Hepburn

J’imagine que ça peut faire sourire, mais je viens d’apprendre qu’elle est décédée. Il y a tout de même quinze ans !! Ça me fiche un coup…
L’image que j’ai d’elle c’est Eliza Doolittle dans My Fair Lady, avec un Rex Harrisson majestueux et hautain, une image qui s’est figée dans le temps, quelque chose qui ne vieillira jamais et je me dis que finalement, elle est devenue pour moi tellement intemporelle que peu importe le jour et l’année de sa disparition ; elle fait partie de ceux qui ne partent jamais.

Lo

Photo © Monica Semergiu

Quelquefois… Allons Bert, combien de fois ? Pouvez-vous vous rappeler quatre ou cinq de ces occasions, davantage peut-être ? Ou bien aucun cœur humain n’aurait-il pu survivre à deux ou trois ? Quelquefois (je n’ai rien à dire en réponse à votre question), tandis que Lolita faisait ses devoirs à la va-vite en suçant un crayon, paresseusement assise en travers d’une chauffeuse les deux jambes par-dessus l’accoudoir, je me départais de toute ma retenue professorale, balayais toutes nos querelles, oubliais toute ma fierté masculine – et rampais littéralement sur les genoux jusqu’à ton fauteuil, ma chère Lolita ! Tu me jetais un drôle de regard – qui ressemblait à un point d’interrogation gris et velu : «Oh, non, encore» (incrédulité, exaspération) ; car tu ne daignais jamais admettre que je puisse, sans nourrir quelques desseins spécifiques, désirer enfouir mon visage dans ta jupe écossaise, ma doucette ! La fragilité de tes charmants bras nus – comme je brûlais de les enlacer, tels quatre membres adorables et limpides, ma pouliche ployée, et de prendre ta tête entre mes mains indignes, d’étirer la peau de tes temps en arrière des deux côtés, de baisers tes yeux bridés, et – «De grâââce, fiche-moi la paix». Je me relevais alors et tu me suivais du regard, tordant délibérément ton petit visage pour singer mon tic nerveux. Mais qu’importe, qu’importe, je ne suis qu’une brute, qu’importe, poursuivons mon misérable récit.

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Lolita, de Vladimir Nabokov, est un roman phare, un de ces monuments de la littérature dont on connait l’existence, dont on pense connaitre les grandes lignes si on ne l’a pas lu et dont on ne ressort pas indemne après l’avoir lu – moment où l’on se rend compte que tout ce que pouvait penser ou imaginer sur cette histoire est éloigné de la réalité. Lolita, c’est une histoire qui se découpe sur des strates différentes, qui se lit sur plusieurs niveaux.

Le personnage de Humbert Humbert, incarné à l’écran dans le film de Stanley Kubrick par un James Mason magnifique, a cette faculté d’être montré à la fois comme un satyre pédonévrosé – comme il se décrit lui-même – et comme une victime d’une petite garce nommé Dolores Haze, jeune nymphette troublante et consentante qui lui mettra les nerfs à rude épreuve. Tout au long de l’histoire, on assiste à sa lente dégradation au contact de la provocante jeune fille (lorsqu’ils se rencontrent, elle n’a que douze ans), l’érosion d’un homme mûr et sûr de lui, hautain, pratiquant un français impeccable dont le texte est émaillé, jusqu’à sa fin, sa perte, son amour perdu, sa grande frustration, et le meurtre… Il faudra attendre de longues pages, au travers d’une incompréhensible errance américaine pour comprendre à quelle point celle qu’on imagine en victime est en fait un démon manipulateur. Lolita n’est pas un livre sur lequel on peut dire plus.

Abordant le thème de la pédophilie et de l’inceste, le livre a failli ne jamais être publié, et malgré ses efforts, Nabokov finit par trouver une aide précieuse dans la personne de Maurice Girodias qui prit le risque de publier le sulfureux ouvrage pour la première fois en France – et fut frappé de plein fouet par la censure dès sa sortie en 1955. Ce n’est qu’en 1958 qu’il sortira aux Etats-Unis, et atteindra 50 millions de ventes ; une curiosité.

Abandon et délabrement industriel

J’ai commencé ma plongée dans les univers sombres du délabrement et de l’archéologie industrielle lorsque j’étais adolescent, au contact d’un livre superbe sur l’archéologie des temps modernes – terme qui peut paraître antinomique mais qui reflète l’esprit post-moderniste ou post-industriel – et j’ai commencé à en parler ici avec Stahlseite. Ce qui est fascinant dans ce domaine de la connaissance humaine, c’est de pouvoir approcher une face de l’activité humaine qui a tout à la fois d’éphémère et en même temps de profondément ancré dans la technique et la complexité, ce qui laisse supposer que plus nous apprenons de la technique, plus nous la maîtrisons, moins on éprouve le besoin de la faire perdurer dans le temps, dans une sorte de mouvement à la vitesse exponentielle qui me donne sans arrêt l’impression que la fin des temps ne peut être que l’aboutissement de cette course à la maîtrise de la nature, dans ce qu’elle a de plus artificiel.

Voici ce que j’ai trouvé de plus beau sur Flickr, une collection rare et nécessairement précieuse.

Une superbe collection foisonnante signée Charles Bodi, Urban Exploration.

En particulier son très beau set consacré à the Hearn, une usine thermale toujours en activité.

Industrial Decay pool.

Mention spéciale à Patrick Boury, un fou qui a au moins 10000 photos à son actif. Passionnant, on pourrait y passer des heures.

Gowanus

Gowanus, une vision dépréciative et anti-conformiste de New-York.

stefano

Visions apocalyptiques et fascinantes d’un monde en rupture avec ses idéologies.

Olena Sullivan

Les explorations urbaines de Ollena Sullivan, parfois colorées, montrent un visage de la ville audacieux.

Encore New-York, presque anecdotique, mais tellement sensuelle…

Le décalage horaire d'Olivier Barrot

Olivier Barrot

Monsieur Olivier Barrot, c’est une personne profondément respectable qui sous ses allures discrètes, vêtu d’un costume de tweed sobre et élégant, cache une érudition profonde et sélective, qu’il fait passer avec passion dans l’émission Un livre, un jour qu’il produit depuis 1991. Admirateur de Valery Larbaud, il est également l’auteur d’une vingtaine de livres dont le charmant Décalage Horaire, une ode au voyage sous une forme qu’il est rare de voir encensée.

Olivier Barrot voyage en avion, et aime l’idée de faire trois fois le tour du monde en moins de six mois, de poser le pied par terre puis de repartir, l’important, dit-il, étant d’être ailleurs. Une autre façon de voyager, des sauts de puces provoquant un soudain dépaysement en ayant la sensation parfois enivrante de souffrir de la fatigue du jet lag
Le décalage horaire c’est également voyager avec des livres, de vieilles éditions qui l’accompagnent comme d’anciens compagnons de fortune, dans un mouvement qu’il rapproche des deux œuvres majeures d’Homère, L’Illiade et L’Odyssée, deux piliers d’une même architecture ouvrant les portes du temps et de la notion d’espace.

J’ai bien aimé à Gülüfsan, « le pays des fleurs », le bistrot du marché, les brochettes de mouton, la salade de concombre et d’oignons, la bière locale pression. Les serveuses en jean, comme à Londres ou à Paris, arborent un tee-shirt explicite : « Coca-Cola Turkménistan. »

Son voyage à lui, ce sont des petites touches d’humanité, des moments fugaces de différences ou de similitudes, un monde de couleurs chatoyantes et suaves.
Et citant une vieille dame agréablement parfumée de Shalimar de Guerlain, qu’il connaît et qu’il respecte énormément, il réussit même à la faire mentir sur la notion même de voyage…

En date du 21 septembre 1927, Hélène Hoppenot écrit dans son journal : « Un voyage si court n’est que la parodie d’un vrai voyage. Ne plus s’occuper de rien, osciller entre le ciel et la mer, voilà le vrai bonheur. »

La lumière du jour de Thibaut Cuisset

Adepte du Procédé RA-4, Thibaut Cuisset est un orfèvre de la photographie, prenant la nature comme sujet, à l’antipode du travail du reporter où la nature revêt un aspect théâtral. Sous une lumière du jour très prononcée, aux allures livides, il révèle la quintessence organique de l’environnement humain. Des séries très travaillées émaillent son œuvre, comme celle sur l’Islande, la plus saisissante à mon sens.
Ses œuvres visibles sur le site de la galerie des Filles du Calvaire.

Thibaut Cuisset

Au début, il y avait non pas le verbe, mais l'appartement 46

Dans un appartement au numéro pair d’une rue sombre d’un quartier aux nuits agitées mais dont la bigarrure avait une coloration suave et excitante dès lors que le chaos de la journée fuyait pour se ranger au fond d’un tiroir comme une chaussette dont il faut se débarrasser, sur la porte sur laquelle étaient vissées deux chiffres de laiton – pas de nom sur la porte – pas même de sonnette sur l’embrasure, sur le seuil de cet appartement que rien ne permettait de distinguer des autres, se trouvait un homme seul, assis nonchalamment sur son canapé dans une pièce quasiment vide – était-ce une garçonnière, certainement pas – dont les murs avaient été fraichement repeints d’un gris neutre absorbant la lumière du soleil comme une éponge et restituait à la nuit une clarté feutrée sans artifice, qu’aucun tableau, aucune étagère ne venait troubler.
L’appartement 46 ne différait en rien des autres de son étage, ou de l’immeuble, voire du quartier, c’était juste un autre appartement, le même que tous, le même que celui de son voisin de palier, disposé de manière absolument symétrique au regard de la cage d’escalier, simplement – simplement – derrière cette porte, l’homme assis sur son canapé regardait une femme assise par la fenêtre de son balcon, une femme qu’il pouvait voir de l’autre côté de la rue, dans l’immeuble d’en face, un immeuble dont la façade avait exactement les mêmes motifs que celui dans lequel il se trouvait, même si au fond, il s’en moquait royalement puisqu’il ne la regardait jamais.
Cet appartement commençait à traîner derrière lui une réputation sulfureuse – celle que lui avait conféré un homme libre aux désirs ardents et incontrôlables que beaucoup imaginaient, que certains entendaient et que d’autres jalousaient car ils n’en connaissaient rien d’autre que les étranges rumeurs qui circulaient dans la cage d’escalier, en grande partie grâce aux bons soins de Madame Duflot, concierge en chef des lieux et grande distributrice de ragots devant l’éternel. Mais lui, assis sur son canapé, n’en savait rien, car il était libre comme aucun homme ne l’a jamais été et il n’écoutait pas les mots qui pouvaient être entendus, même chuchotés de bas en haut de l’escalier, car rien de tout ça ne l’intéressait, jusqu’au moindre regard fuyant ou indiscret dont il pouvait être l’objet au détour de la porte de l’ascenseur ou dans les courbures du grand escalier de pierre, dans lequel résonnaient ardemment toutes sortes de pensées sulfureuses, mais toujours en deçà de la réalité…
Cet appartement, c’est le numéro 46, quatrième étage, troisième porte à gauche. Un appartement réputé.
Derrière sa porte, on pouvait entendre ces mots répétés plusieurs fois : cette année sera luxueuse… cette année sera luxueuse…
Qui sait quelle forme peut prendre le luxe…

Luxe et sexe

Note de bas de page: ce billet est en forme de coup de fouet, une impulsion pour me forcer à écrire enfin un peu plus…

Ma petite étoile

Transi de fatigue, les yeux dans le vague avec sur le bout des lèvres une petite chanson que lui seul connaît, il marchait derrière moi – cahin-caha – lorsque j’ai volé cet instant fugace, cette fraction de seconde pendant laquelle il ne savait pas ce que j’étais en train de faire. Sous les arcades célèbres et surfaites de la place des Vosges, un doux moment de complicité qui s’est terminé par un beau sourire de ma petite étoile…

Star in Paris

Steeple Remove

Sur scène, ça joue tétu, grave, tendu, avec cette impression délicieusement inconfortable que l’apocalypse est sans doute au coin du prochain bleep, du prochain riff.
Car c’est un electro rock de combat, largement hérité des pilonnages allemands des années 70 et des épilepsies de Suicide, que jouent ces normands. Puis le tumulte s’apaise en des grondements psychédéliques, comme ces orages qui font semblant de s’éloigner pour mieux aveugler et assourdir – et le calme est encore plus inquiétant.

Ce n’est pas moi qui le dit – non décidément je ne pourrais pas écrire ce genre de choses – mais Steeple Remove c’est une belle découverte, le site très agréable d’un groupe d’electro, très animé, reposant, aux ambiances extatiques. Difficile de le dire avec des mots, c’est le genre d’ambiances dont il faut savoir s’envelopper suavement.

steeple remove

Sato Shintaro et Pawel Jaszczuk

Sato Shintaro

Le Japon de nuit comme on a rarement l’occasion de le voir, chez Shintaro Sato. Une réédition d’un billet léger que j’ai écrit il y a quelques mois (euh non, deux ans en fait), car j’ai passé à nouveau un moment très agréable en visionnant les couleurs éclatantes et la vision chaotique de la ville japonaise sous les feux des lumières, la lueur du fatras des enseignes publicitaires.

Sato Shintaro

Via BLDG.

Et je profite de ce thème sur la nuit japonaise pour faire un détour par un photographe polonais, Pawel Jaszczuk, qui, vivant au pays du soleil levant, a une vision très particulière des nuits tokyoïtes, au travers notamment de séances très spéciales.

pawel jaszczuk

Extrêmement expressionniste et incroyablement corps

Je me suis lancé un peu par hasard dans la lecture de ce livre (Extrêmement fort et incroyablement près de Jonathan Safran Foer), dont il faut dire que la couverture, aux éditions Points Seuil, est foncièrement laide et peu attractive. Pourtant, sans connaître l’auteur, mais simplement sur ouï-dire, j’ai eu envie de le lire. La quatrième de couverture ne m’a pas attiré plus que ça non plus. L’histoire d’un petit garçon de 9 ans, surdoué, passionné de l’œuvre de Stephen Hawking et des Beatles et dont le père est décédé dans les attentats du 11 septembre 2001, l’histoire avait tout pour me rebuter et me faire reposer le livre si on ne m’en avait pas parlé. L’auteur lui-même est énervant. Jeune, bardé de diplômes, pressenti comme étant une étoile montante de la littérature, c’est typiquement le profil du type qui tape sur le système.
J’y suis donc allé avec une certaine méfiance, à tâtons, comme lorsqu’on goûte un gratin de choux de Bruxelles et ce que j’y ai découvert m’a vraiment surpris. L’histoire, le fil de l’histoire ne m’a pas plus accroché que ça, je veux dire que je ne m’y suis pas attardé, quelque chose m’a fait manqué l’intérêt que j’aurais pu y trouver, si tant est toutefois qu’il y en ait vraiment un.
Non, ce que j’ai trouvé dans ce livre, à part des illustrations du texte sous forme de photos, des caprices typographiques pas toujours justifiés à mon goût (il paraît que dans l’édition brochée, les noms des personnages ainsi que le nom des couleurs étaient imprimés en couleur – j’y ai échappé, Dieu soit loué, comme le poulet), des pages blanches, des pages noircies, tout un ensemble de surprises qui, disons-le carrément, donnent parfois l’impression d’un remplissage, ce que j’y ai trouvé c’est un expressionnisme de l’écriture[1].

collier de perles

Tu veux quelque chose en particulier ? a-t-il demandé sur mon bras.
Je veux tout en particulier, ai-je dit.
Des magazines d’art?
Oui.
Des magazines de nature ?
Oui.
Politiques ?
Oui.
Autre chose ?
Oui.
Je lui dis de prendre une valise pour pouvoir rapporter un exemplaire de chaque genre.
Je voulais qu’il puisse emporter ses affaires.
Dans mon rêve, le printemps suivait l’été, qui suivait l’automne, qui suivait l’hiver, qui suivait le printemps. Je lui ai préparé un petit déjeuner. Je me suis efforcée qu’il soit délicieux. Je voulais qu’il ait de bons souvenirs, de sorte qu’il revienne peut-être un jour. Ou au moins que je lui manque.
J’ai essuyé le bord de l’assiette avant de la lui donner. Je lui ai étalé la serviette sur les genoux. Il n’a rien dit. Quand l’heure est venue, je suis descendue avec lui.
Il n’y avait rien sur quoi écrire, alors il écrivit sur moi.

Les personnages sont d’une profondeur excessive mais nécessaire à la tension que l’auteur semble vouloir faire passer pour tendre son histoire, même si le petit Oskar est profondément agaçant, malgré son mal-être et sa fausse candeur ; c’est typiquement le genre de môme à qui on a envie de donner des gifles. Sa mère, effacée, toute en relief, oscillant entre les pleurs et robustesse reste finalement un personnage d’arrière-plan qui laisse peu de traces. En revanche, deux personnes se démarquent nettement dans des échanges de lettres, dans des mots incroyablement forts, charnels et brutaux. Tout d’abord, la grand-mère d’Oskar, que finalement on voit assez peu intervenir dans le cours de l’histoire, puis le Locataire, un personnage vigoureux, manipulant la terre et ne parlant pas, aux mots Oui et Non tatoués dans les paumes des mains. Ces deux spectres du passé sont comme des liaisons avec le présent et le futur, d’une tension, d’une profondeur rarement exprimée dans un livre et j’ai tout de suite ramené cette sensation à celle que l’on éprouve face à la peinture expressionniste.
Il y a aussi dans ce livre un rapport au corps et à l’écriture qui ne m’a pas échappé. Les thématiques de l’écriture, de la chair, de l’écriture dans (et de) la chair y sont fortement représentés, bien que sous-jacents, dans des accents qui rappellent la pensée du de chiasme tactile, du touchant et du touché de Merleau-Ponty.

Certains livres laissent pantois car leur histoire est forte. Ici, on sait d’emblée que tout sera distendu par un contexte dramatique, aux traits forcés, et au sortir de la lecture, au demeurant relativement facile, on finit épuisé par tant d’émotions et d’intensité, le tout encapsulé dans une écriture à la puissance rare.
Je pensais n’avoir pas grand-chose à dire de ce livre, mais finalement, j’en tire une grande satisfaction, même si je sais, ou je me doute, que j’aurais certainement du mal à retrouver une telle illusion.

Notes:
[1] L’expressionnisme est la projection d’une subjectivité qui tend à déformer la réalité pour inspirer au spectateur une réaction émotionnelle. Les représentations sont souvent basées sur des visions angoissantes, déformant et stylisant la réalité pour atteindre la plus grande intensité expressive. Celles-ci sont le reflet de la vision pessimiste que les expressionnistes ont de leur époque, hantée par la menace de la Première Guerre mondiale. Les œuvres expressionnistes mettent souvent en scène des symboles, influencées par la psychanalyse naissante et les recherches du symbolisme. (Source Wikipédia)