Rares et précieux

Parce qu’ils sont rares, qu’on les voit peu et qu’on les entend encore moins souvent et parce qu’il n’y a rien de pire pour un mot que de ne pas être employé, voici une petite collection de mots rencontrés au fil des lectures, mots que je ne connaissais pas ou que j’ai rencontrés de manière tellement rare que j’en oublie le sens. A faire évoluer, grossir, à épancher comme de l’engrais dans une prairie.

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Je vous avais déjà fait part de quelques informations sur ce caractère typographique particulier qu’est l’esperluette (&), alors voici maintenant un article – pas tout récent – très intéressant de Peter Gabor sur l’arobe ou arobase, tant utilisée aujourd’hui. Passionnant et toujours excellemment présenté sur le blog du typographe.

Node™ n°1

Forcément, comme souvent en ce moment il pleut, il pleut beaucoup, tout le temps, fort, peu, averses ou pas du tout quelques instants et puis ça repart doucement ou pas, ou fort et beaucoup, ça s’enchaîne, alors ce matin, quand je me suis levé, la première chose que j’ai faite c’est de regarder s’il pleuvait et oui, il pleuvait, comme un peu tous les jours depuis que Sarkozy est président, ce n’est pas de sa faute, mais ça joue certainement, on pourrait presque y croire mais je ne me suis pas laissé démonter, j’ai piqué le parapluie de mon fils, mais je suis quand même arrivé à la gare les pieds trempés, le bas du pantalon, c’est du ramie ça sèche vite, un coup de vitamines avec le café, histoire d’émerger un peu plus vite que ça s’il vous plait merci j’ai un train à prendre et puis j’ai passé une partie de ma nuit à bouquiner jusqu’à temps que le sommeil m’emporte le bougre, même pas le temps d’éteindre la lumière, espèce de criminel de la lecture qui lit jusqu’à plus soif tous les jours de la semaine, même ceux qui n’existent pas, voire même plus, alors nécessairement, pour se réveiller, c’est pas du Pink Martini qu’il faut se fourrer dans les oreilles, mais plutôt David Guetta, Love don’t let me go, voilà tout, faut écouter ça parce qu’on a beau penser ce qu’on veut du blondinet électrique, sa musique, elle est construite et c’est pas du beat sans raison, il y a du travail là dedans et c’est bon, surtout pour se réveiller, surtout pour passer devant les contrôleurs du matin, on est le 3, faut contrôler, et j’ai mon ticket, c’est suffisamment rare pour être remarqué, alors je passe tête haute, bêcheur, y’a pas de raison, et puis merde hein, je n’ai dormi que trois heures, certainement moins, criminel va !

[audio:http://theswedishparrot.com/ftp/Lovego.mp3]

juergen teller

Bon et puisqu’on est là, il est temps de parler un peu de Juergen Teller, un photographe hors norme et un peu branque, qui se plait à prendre en photo des célébrités dans des positions pas possibles – Björk s’est pliée à l’exercice, je ne vous dis que ça – , mais qui a aussi travaillé pour la publicité d'Yves Saint-Laurent mais qu’on croirait tout droit sorti d’une nouvelle de Bukowski, un travail désaxé autour de la lumière crue.

Dans la rue Anatole France, il y a un camion violet qui est là pour nettoyer la cuve à graisse du tabac d’en face, le nettoyage de la cuve à graisse, c’est quelque chose, il faut avoir vécu ça de près pour savoir à quel point ça schlingue la graisse, ça pue pire que la mort, la graisse, peut-être même pire que la merde, parce qu’au moins, la merde, on sait ce qu’il y a dedans, et là pour la coup, dans la rue humide, ça sent mille fois la graisse transvasée, c’est littéralement infâme, et comme aujourd’hui j’ai une grosse forme de type qui n’a dormi que trois heures, je vais m’attaquer aux bases de données, je suis à bloc là. (03 juillet)

Depuis que j’ai écrit ces mots, il s’est passé beaucoup de choses, des choses pas gaies du tout, des renoncements, des hésitations, des fractures, des pas en avant, des pas en arrière, j’ai complètement lâché l’écriture, je me suis retiré du monde, j’ai tenté de sourire, je me suis dit qu’il fallait que j’arrête de bloguer au vu du nombre considérable de commentaires que je n’arrive plus à gérer, je me suis pris pour John Cage, j’ai eu envie de mourir, mais pas longtemps, j’ai eu une réunion de service, je me suis battu contre le département Communication pour exprimer mon point de vue (oui, je sais, on s’en fout), j’ai pris une photo de mon chat, j’ai enfin parlé à Laurent, je me suis surpris à rire avec des gens que je détestais, j’ai été dans une colère dingue, je me suis calmé, je me suis senti rejeté, alors j’ai rejeté, je me suis dit que j’allais effacer mon blog, j’ai dit merde à mon père, j’ai vu mon téléphone sonner et je n’ai pas pu répondre parce que j’étais déjà en ligne, j’ai enragé, j’ai fulminé, j’ai mal dormi, très mal dormi, je me suis senti à deux doigts de péter un câble, je me suis calmé, j’ai eu envie d’appeler une vieille amie, et mon amie m’a appelé parce que je l’avais appelée sans m’en rendre compte, une voix chaleureuse et tendre, j’ai fait de l’aérophagie, j’ai sauté un repas, je n’ai pas sniffé de colle parce que je ne me drogue pas (le café ça compte pas), j’ai été contacté par un extra-terrestre chinois, j’ai terminé de publier mes derniers moleskines, lesquels ont toujours autant de succès (suffisamment rare pour être signalé), j’ai mangé une pizza, j’ai vécu la guerre grève, les bagarres dans le RER, les flics qui déboulent, les tickets de métro qui ne passent pas dans les tourniquets, je me suis noyé dans un ruisseau, enfin je crois, je ne passerai pas à la télévision, je ne suis pas allé à Paris-Carnet, j’ai eu un cadeau, la saison 1 de Magnum en DVD, j’ai vu le Lauréat, j’ai fait une machine de couleur, j’ai passé l’aspirateur dans la chambre, je suis allé faire des courses, j’ai rendu mes livres à la bibliothèque, j’ai rêvé d’Adolfo Bioy Casares, je me suis rendu compte que j’étais pétri de ténèbres, j’ai beaucoup pensé, mais j’ai eu aussi beaucoup la tête complètement vide, je me suis demandé si je n’allais pas m’acheter un nouveau nom de domaine, laisser tomber mon blog, repartir de zéro, j’ai étrangement passé une très bonne semaine au boulot, et comme pour faire bonne mesure, j’ai essayé de chialer un bon coup comme pour faire sortir toutes les scories qui me polluent l’existence mais rien ne sort, complètement à sec, alors je me suis imaginé allongé dans un lit aux draps couleurs expresso et les yeux fermés, j’écoutais le bruit de l’océan.

Cette réalité que j'ai pourchassée jusqu'ici sur terre et sur mer

Ella Maillart, grande dame de la littérature de voyage, a sillonné le monde par tous les moyens. Les lettres qu’elle envoyait à sa mère ont été collectées dans un recueil, Cette réalité que j’ai pourchassée, en 2003 aux Editions Zoe. Morceaux choisis, en images, et avec le son, s’il vous plait. Un morceau de chemin avec elle.

[audio:http://theswedishparrot.com/ftp/ella_maillart.mp3]

Juillet 1925,
A bord du Bonita,
Île de Porquerolles

Vendredi. Il y a un brick goélette en rade sur lequel nous avons été et avons grimpé en haut du grand mât de cacatois (27 m). Nous retrouvons des tas d’amis d’il y a deux ans aussi en relâche et nous sommes en train de montrer à Yvonne et Patchoum ce que c’est qu’une vraie bouillabaisse bien poivrée et au son de notre gramophone. (…) Il y a toujours grosse mer mais fait de nouveau beau. C’est le grand bonheur à bord quoique nous soyons un peu anxieuses de repartir. Je ferme pour que le bateau prenne ce mot. Ne vous en faites pas si je n’écris pas.

PorquerollesPhoto © Robokow

23 juillet 1925,
A bord du Bonita,
Baie d’Aranci, golfe de Terranova, Sardaigne

Le soir, nous avons signalé, avec le drapeau du code international: “Nous manquons de lard”, mais personne ne nous a répondu. Alors le lendemain, nous avons navigué parmi les bateaux de la flotte et fait signe à une grand dreadnought : BKM – GPV ce qui veut dire “Pouvons-nous venir à bord ?” La réponse était “Oui, certainement”. Nous avons alors hissé XOR, ce qui veut dire ‘Merci”. Nous étions malades de rire de voir ce navire de 25000 tonnes répondre promptement à nos signaux.

AranciPhoto © Marsec

3 août 1925,
Palerme

Quatre août. Miette n’est pas partie et Ben nous rejoint dimanche. Cela me gène beaucoup de savoir que mes lettres sont communiquées à Paris etc. car elles sont toujours écrites en grande hâte pendant les minutes où je ne suis ni trop fatiguée ni trop occupée, et conséquemment elles sont toujours gribouillées; mais comme mes lettres font quand même plaisir, j’écris comme je pense.

Photo © orlandojeanjacques

Tierra del Fuego

La Terre de Feu est une terre australe où les frontières commencent à s’effacer, partagées entre le Chili et l’Argentine, coupée au cordeau et détachée de sa mère patrie argentine. La Tierra del Fuego est une province battue par les vents australs, un archipel dont les limites ont mis du temps à être cernées même si Magellan y a posé le pied 1520, pensant que le détroit auquel il a donné son nom était le passage unique entre l’Atlantique et le Pacifique et que la terre continuait ainsi indéfiniment vers le sud, alors qu’à trois cents kilomètres au sud se trouve les îles Hornos, formant le point ultime de l’Amérique au sud, le cap Horn.

Tierra de fuego Magellanica

Pourtant, ce qu’on appelle détroit est en fait une route incertaine en forme de V passant par Puerto Sara et Punta Arenas, longtemps considérée comme la ville la plus australe du monde, ce qui n’est pas le cas. Longtemps, il a été tenu pour admis que le détroit sus-nommé n’était que le point de passage entre l’Amérique au nord et le continent de feu, au sud; une terre immense répandue sur le bas de la carte comme un gros paquet incertain et inconnu.

Photo © Rolfo Z

Pourtant, un peu plus au sud, se trouve un autre canal, le canal Beagle, route presque droite d’un océan à l’autre, dans lequel on tombe nez à nez avec, cette fois-ci, la ville la plus australe, Ushuaïa (du Yagan ush (au fond) et wuaia (baie ou crique)), laquelle a détrôné Puerto Williams, trop petite pour “mériter ce titre”.

Fabienne et moi avons décidé de vous emmener dans un tour du monde virtuel. Vous pouvez suivre les étapes de ce voyage sur Google Maps (c’est magique !)…

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Rio de Janeiro, capitale provisoire

En une longue énumération qui va à l’essentiel, Blaise Cendrars dépeint une ville qui vit, dont le coeur palpite dans la poitrine de l’Amérique du Sud aux abords de l’Amazonie, face à l’Océan. Je me suis plu à illustrer ce billet avec une photo d’Iko, qui nous a ramené de beaux souvenirs de son tour du monde. En bonus, une vidéo musicale qui rappellera certainement des souvenirs à certains d’entre vous, par Chico Buarque.

Photo © l’ami Iko

Avec ses deux millions d’habitants, ses aérogares et ses terrains d’aviation aménagés dans les remblais et démolitions du Morro do Castello, ses quatre-vingt seize kilomètres de plage, de la Vermelha à la Gávea, soigneusement équipées et pourvues de piscines, de salons de beauté, de cinémas et de bars, ses casions, ses boîtes de nuit, ses mornes à macumbas tout vrombissant de tam-tams dans la nuit du vendredi saint, ses golfs, son Yacht-Club, ses gratte-ciel, ses quartiers résidentiels au bord du Guanabara et de l’océan, ses vieilles propriétés de famille dans les collines qui surplombent les rouleaux de l’Atlantique, ses couvents, San Bento, ses églises, la Candelaria, Notre-Dame de la Penha qui est comme ferveur le pendant de Notre-Dame de la Garde à Marseille, ses boulevards, ses tunnels, ses avenues où roulent à toute vitesse les automobiles de luxe, ses hôtels, le Copacabana, le Gloria, le Quintandinho d’hyper-grand-luxe, le Catteté, le palais du président de la République, le Sénat, la Chambre des députés, le quartier des ambassades, L’Académie, la bibliothèque de Dom Pedro II, les musées de peinture moderne, fauve, cubisme, art abstrait, le Théâtre municipal où triomphèrent durant et au lendemain de la guerre mondiale Louis Jouvet et Jean-Louis Barrault, Maracana, le plus grand stade du monde (160000 places assises), sa banlieue impériale, Petrópolis et Teresópolis, la quinta de l’Empereur, la Mangue et autres quartiers chauds, la Tijuca, le Pain de Sucre, illuminé la nuit par des rampes électriques plus nombreuses que les colliers de perle au cou d’une déité hindoue, le Corcovado avec son Christ géant qui ouvre les bras pour accueillir tous les pèlerins de la planète (comme la Chine, le Brésil pourrait contenir 400 millions d’habitants!), l’île Paquetá, ce paradis polynésien, l’île Villegaignon, ancien refuge huguenot, trou à chicane, aujourd’hui et comme par tradition le siège tatillon de la Direction des Douanes, le Chôrô-Chôrô, la fontaine sacrée des Tupis qui s’égoutte dans une tuyauterie de plomb, Rio de Janeiro, la métropole la mieux éclairée du monde, mieux que Paris, la Ville Lumière, Rio de Janeiro, la seule grande ville de l’univers où le simple fait d’exister est un véritable bonheur, Rio de Janeiro la reine de Tropiques, Rio… Eh bien ! Rio de Janeiro n’est qu’une capitale provisoire.

Blaise Cendrars,
in Trop, c’est trop.
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Punta del Este, Cabo de Santa María

C’est en 1516 que l’on parle pour la première fois de cette petite ville de la côte uruguayenne. Le navigateur Juan Díaz de Solís l’appelle alors Cabo de Santa María et ce n’est qu’au XVIIIème siècle qu’elle prendra le nom de Pointe de l’est. Capitale touristique de l'Uruguay, située à quelques encablures de la capitale, Montevideo, Punta del Este possède une position stratégique unique, à l’entrée de l’embouchure vaste et sableuse du Río de la Plata (rivière d’argent) et pour cette raison, elle fut pendant longtemps armée de canons qui défendait cet étrange delta. En fait, le Río de la Plata n’est pas réellement une rivière puisque c’est un estuaire créé par le río Paraná et le río Uruguay, mais alors que Solis cherchait un passage permettant de relier l’Atlantique au Pacifique, il remonta cet estuaire jusqu’à la confluence des deux rivières et l’histoire veut qu’il soit tombé entre les mains des Charrua ou des Guarani et qu’il fût dévoré avec ces troupes. Seul un mousse de 14 ans en réchappa et fut en mesure de rapporter l’histoire.

Photo © Carolzina

Aujourd’hui Punta del Este, autrefois petite ville côtière à l’horizon fleuri d’églises espagnoles et de longues plages de sables, est devenue laide et fait partie de ces paradis bétonnés pour touristes et noceurs en goguette. Ce n’est pas pour rien qu’on l’appelle la Saint-Tropez urugayenne. C’est également dans cette ville de l’auteur argentin Jorge Luis Borges vint vivre les derniers jours de sa vie.

On retrouve en partie de cette histoire dans les écrits d'Alexander von Humboldt, notamment dans le volume 18 de ses oeuvres (Examen critique de l’histoire de la géographie du Nouveau Continent, et des progrès de l’astronomie nautique aux XVe et XVIe siècles. Paris, Gide, 1814-34. Fol. gr. Col. vél. (Analyse de l’Atlas géographique et physique.))

solis1.jpg

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Grains de café et noyaux de cerises

Un billet après trois jours. Trois jours hors-circuit, trois jours dans ma coquille, accompagné d’O’Hanlon, d’Adolfo Bioy Casares, d’Ella Maillart et de Paul Bowles, trois jours de confusion, à peine vécus, juste survolés.

Samedi à Paris, le quartier étudiant, les travées vertes et les lignes de train abandonnées de la rue Belliard, l’étrange calme du troisième genre de la rue Leibniz, les petites rues sombres et anciennes du quartier latin, la rue Galande, la rue Maître Albert, la rue des Ecoles, des souvenirs d’étudiant qui remontent à la surface. Il faisait beau.

Paris N&B

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Expérience de re-socialisation, phase 1 (Paris Carnet XLVIIe)

Un Paris-Carnet et une soirée d’anniversaire en deux semaines, me voici resocialisé pour six mois au moins. J’ai vu plus de monde que je ne pourrais en voir en un an. Mais quel monde !!! Le gratin ! La crême ! Que dis-je, l’élite – tout bonnement – de la société blogosphérique parisienne…

Tout d’abord, je tiens à signaler que si je suis arrivé si tard, c’est que je me suis arrêté devant la passerelle des Arts, passablement intrigué par tout ce monde qui se trouvait assis dessus. Oui, on s’en fout. Et puis je me suis paumé un peu aussi. Ça aussi on s’en fout. Et j’ai pas trouvé de place pour me garer. On s’en tape ? OK. Je continue.

J’ai toujours une petite angoisse quand j’arrive à ce genre de réunion parce que j’ai l’impression que tout le monde me regarde, et en fait, ce n’est pas qu’une impression. Tout le monde en terrasse me regardait l’air de se dire “Mais c’est qui ?” ou alors “Est-ce que je ne l’ai pas déjà vu quelque part ?” ou bien même “Pourvu qu’il ne vienne pas nous les briser ce maudit inconnu…”. En fait, je crois surtout que tout le monde s’en foutait. Alors j’ai avisé les quelques visages que je connaissais, Romu, Kowalsky et pas très loin Goon, sur son 31, beau comme un coeur dans son costume noir. J’étais assis à côté d’un garçon primo-paris-carnettiste, peut-être Brad Pitt, je ne sais pas trop et puis j’ai commandé une Guinness avant de tomber sur Charles Liebert qui ne voyait pas, mais alors pas du tout qui j’étais (l’ingrat qui a utilisé ma plus belle réalisation en terme de design!!). Et puis j’étais super content parce que pour la première fois, j’ai approché de près celui qui m’a fait découvrir le Moleskine, en la personne de Joaquim. Un peu timides tous les deux, mais le courant est bien passé. A ma table, il y avait un garçon bizarre, ou plutôt un garçon avec un ticheurte bizarre sur lequel il était inscrit “in tartiflette we trust“, c’était Ppc avec sa jolie Ppcette et son lomo qui faisait de la lumière rouge.

Le Canonet de Joaquim

En me dirigeant vers les toilettes, j’ai vu un monsieur qui essayait son nouvel appareil, un certain Franck-Paul. Tous les deux, on avait l’air de deux beaux timides, on ne savait pas trop quoi se dire, mais ça va finir par venir, la prochaine on s’assiéra autour d’une godet et on papotera comme si ça faisait 20 ans qu’on se connait. Mel est venu nous rejoindre à table, elle non plus ne m’a pas reconnu, mais c’est pas grave, j’encaisse… Et puis y’avait le Capitaine évidemment. Alors j’ai pas trop compris, parce que j’ai l’impression qu’il a passé sa soirée avec plein de monde sur les genoux, certainement dans l’accomplissement d’un certain rituel occulte. En tout cas, il est venu me serrer la pogne avec sa pipe (et non pas le contraire) et il m’a dit qu’il avait enfin compris pourquoi Brindilles ! Parce que je ne suis pas bien épais. A la suite de quoi il a allègrement regardé mon cul. Si si Laurent, ne démens pas.

J’ai vu aussi de loin Hellgy, Anne, Eolas (honnêtement je ne le voyais pas comme ça du tout du tout) et puis il parait qu’il y avait Shaggoo et Labosonic (il paraitrait qu’on a une connaissance en commun) mais je suis infoutu de mettre un nom sur un visage (ou le contraire) et puis y’avait pas d’Ambiome qui fait la tête, Val qui a carrément oublié, Manue et Got absents (ben ?) et Cey en vacances. Non mais je te jure. Pas de Kerlu non plus, dommage, j’aimais bien ses histoires de cloches du Kremlin.

Bon voilà. Je vais cuver ma Guinness et je reviens.

Toutes les photos sont ici sur Flickr.

Séance de mitraillage (Romu)