Raconteurs d'histoires et éléphants maladroits

Texas flood

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Je me suis dit que j’allais arrêter d’écrire quelques temps, histoire de reposer un peu mon esprit et de me défaire de toutes ces idées aliénantes qui m’obsèdent et qui ces derniers jours m’ont empêché de dormir, parce que je suis comme ça – un peu comme tout le monde – ce qui me mine ou me déplaît m’empêche de dormir et plus le sommeil irrattrapable s’accumule, plus la perte de performance s’accroît à tout point de vue, alors pour tenter de garder les yeux ouverts et simuler un semblant de lucidité, un entrain qui me permettrait de ne pas sombrer et de continuer à marcher, je fais des plans, j’imagine de petites constructions, j’organise ma vie sous forme de tableaux desquels — je respire un coup — desquels j’extrais d’emblée toute forme de souffrance – une ataraxie positiviste, et… je me surprends, je l’avoue, à rebondir de façon spectaculaire, alors, oui, je m’en rends compte, je perds de cette énergie qui me traversait parfois, autrefois, avant ce mois de juin fracassant, mais je commence à en gagner, d’une toute autre forme, par ailleurs. Donc, après avoir suivi des pistes qui se sont révélées être des chemins trop compliqués, pour ne pas dire que ce sont des fausses pistes, je me suis aperçu que je cherchais quelque chose là où il n’y avait rien. Toute cette périphrase n’est destinée, au bout du compte, qu’à dire que je vais me remettre sérieusement à écrire — dans un seul but que je me suis avoué tout seul.

Je fais simplement une petite parenthèse à propos d’un livre sorti en octobre, écrit par Christian Salmon, Storytelling, un livre qui après la lecture de Servitude et Simulacre de Jordi Vidal, viendra brosser un tableau parfait que je livrerai en hommage à certaines personnes dignes du plus profond des mépris, un mépris dont il faut, comme le disait Chateaubriand, savoir être économe au vu du nombre de nécessiteux.

grève, 4ème jour

Blog en grève

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Non, ceci n’est pas une autre ânerie de ma part. Mettre un blog en grève n’a pas réellement de signification en soi, parce que je n’ennuie personne à le faire. Au contraire, certains en seront peut-être soulagés. Toutefois, je profite de cet événement pour mettre mon blog au repos, tout simplement parce que j’ai besoin d’un peu de repos, que le travail me crève plus que de raison et que j’ai besoin de faire un break.
Par ailleurs, je tiens à signaler que je soutiens entièrement le mouvement de grève actuel et que je l’encourage vivement. Je ne fais pas partie de ces Français qui ont amené le Président actuel au pouvoir, ni de ceux qui pensent que les avantages sociaux sont à niveler par le bas. Je ne fais pas non plus partie des gens qui pensent que parce que l’espérance de vie augmente, nous devons en subir les conséquences et attendre la mort en bleu de travail, tout simplement parce qu’un corps humain est ainsi fait que la fatigue l’engourdit lorsque l’âge l’étreint. Je ne fais pas non plus partie de ces gens qui pensent que les grévistes sont des emmerdeurs et qu’il faudrait les exterminer, et qu’au contraire le secteur privé, aidé des politiques, a tout fait ces dernières années pour comprimer le syndicalisme et la contestation, que se révolter contre des mesures injustes est un droit, voire un devoir lorsque ce sont les générations d’après qui sont impactées.
Partant de ça, je vais me mettre au vert quelques temps, histoire de ne pas m’éparpiller.

EDIT (16 novembre): 3ème jour de grève. Voilà.
EDIT (17 novembre): 4ème jour de grève. Et si après tout, il suffisait d’écouter un superbe morceau d’Henry Mancini et se dire que finalement que la vie est plus simple qu’il n’y paraît…

Industriegeschicht vu Lëtzebuerg

Le Luxembourg est un tout petit pays. Pourtant, son patrimoine industriel est d’une richesse incroyable et des passionnés ont créé un site recensant la plupart des activités et des lieux de mémoire dans une description minutieuse (disponible en 4 langues)

Industriegeschicht vu Lëtzebuerg

Prora, ou la prétention nazie à maîtriser l'architecture

L’idée aurait pu être bonne, et ce qui aurait dû en découler était inscrit dans un projet plutôt social – si tant est que l’on ne colle pas à ce mot le mot “national”.
Prora
, à l’origine, c’est une langue de sable recouverte de bruyère, un site exceptionnel en bordure de la Mer Baltique. Pourtant, Prora résonne d’une toute autre manière. C’est un site que les Allemands se sont évertués à détruire consciencieusement en y construisant un complexe de béton, entre 1936 et 1939, long de près de 5 kilomètres. Prévu pour accueillir vingt-mille familles de travailleurs allemands en villégiature au bord de la mer, les huit bâtiments constituant le complexe sont non seulement d’une laideur sans nom, mais en plus n’ont jamais été utilisés comme tels.
La moitié des bâtiments est aujourd’hui à l’abandon et commence à se délabrer de manière inquiétante. Ce qui est non moins absurde, c’est que l’ensemble “architectural” – terme à utiliser avec des pincettes – a reçu lors de l’Exposition Universelle de 1937 le Grand Prix de l’Architecture. On croirait rêver.

Via Anarchitecture.

Prora

Fabienne et moi avons décidé de vous emmener dans un tour du monde virtuel. Vous pouvez suivre les étapes de ce voyage sur Google Maps.

Deixa

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Simplement quelque chose d’agréable… Comme pour dire quelque chose qui n’a vraiment de sens que dans l’hypothèse.

Deixa