Raconteurs d'histoires et éléphants maladroits

Texas flood

Audio clip: Adobe Flash Player (version 9 or above) is required to play this audio clip. Download the latest version here. You also need to have JavaScript enabled in your browser.


Je me suis dit que j’allais arrêter d’écrire quelques temps, histoire de reposer un peu mon esprit et de me défaire de toutes ces idées aliénantes qui m’obsèdent et qui ces derniers jours m’ont empêché de dormir, parce que je suis comme ça – un peu comme tout le monde – ce qui me mine ou me déplaît m’empêche de dormir et plus le sommeil irrattrapable s’accumule, plus la perte de performance s’accroît à tout point de vue, alors pour tenter de garder les yeux ouverts et simuler un semblant de lucidité, un entrain qui me permettrait de ne pas sombrer et de continuer à marcher, je fais des plans, j’imagine de petites constructions, j’organise ma vie sous forme de tableaux desquels — je respire un coup — desquels j’extrais d’emblée toute forme de souffrance – une ataraxie positiviste, et… je me surprends, je l’avoue, à rebondir de façon spectaculaire, alors, oui, je m’en rends compte, je perds de cette énergie qui me traversait parfois, autrefois, avant ce mois de juin fracassant, mais je commence à en gagner, d’une toute autre forme, par ailleurs. Donc, après avoir suivi des pistes qui se sont révélées être des chemins trop compliqués, pour ne pas dire que ce sont des fausses pistes, je me suis aperçu que je cherchais quelque chose là où il n’y avait rien. Toute cette périphrase n’est destinée, au bout du compte, qu’à dire que je vais me remettre sérieusement à écrire — dans un seul but que je me suis avoué tout seul.

Je fais simplement une petite parenthèse à propos d’un livre sorti en octobre, écrit par Christian Salmon, Storytelling, un livre qui après la lecture de Servitude et Simulacre de Jordi Vidal, viendra brosser un tableau parfait que je livrerai en hommage à certaines personnes dignes du plus profond des mépris, un mépris dont il faut, comme le disait Chateaubriand, savoir être économe au vu du nombre de nécessiteux.

8 Replies to “Raconteurs d'histoires et éléphants maladroits”

  1. 🙂

    Ah ben si vous répondez oui, vous prenez un sacré risque ! Les ch**tes ont beau savoir qu’elles le sont, elles ont horreur qu’un mec le leur fasse remarquer. Et elles vous puniront en vous désertant ! Pour avoir encore un semblant de vie sexuelle, vous serez contraint de devenir pédé, et vous aurez mal au derrière…

    Tandis que si vous vous montrez suffisamment habile pour faire semblant de ne pas vous en apercevoir, vous aurez peut-être le privilège de voir l’une d’elles installer ses vieux slips monoprix délavés, rétrécis, informes sur vos radiateurs, et vous pourrez entretenir avec elle la même relation que celle que Frank Horvat avouait entretenir avec la photographie lorsqu’il répondait à Jeanloup Sieff:

    « Aujourd’hui, j’ai avec la photographie une relation plutôt conjugale : j’ai tendance à en dire du mal en public, à regarder langoureusement ailleurs et à jouir honteusement de la relative sécurité et des orgasmes prévisibles et de plus en plus espacés que je trouve auprès d’elle.. C’est peut-être pour cette raison, pardonne-moi. que les photographies que je déteste le plus sont probablement les tiennes, dans la mesure où j’ai l’impression que tu essayes encore de croire à un amour fané pour une maîtresse fanée. »

Leave a Reply