Sze Tsung Leong

J’aime les sites profus, j’aime la ville et j’aime la photo, j’aime l’absence et voir les choses de haut, j’aime l’horizon et le brouillard, j’aime les lignes de fuite et ce qui est cassé, ce qui se construit et ce qui se dégrade. J’aime quand un homme me donne à voir tout ce que j’aime.

SZE TSUNG LEONGSZE TSUNG LEONGSZE TSUNG LEONG

Moleskine teasing

Puisqu’il faut bien commencer par quelque part, autant que ce soit par le début. Reçu trois Moleskine hier soir en provenance de Milan, de la firme Moleskine. Après quelques jours fébriles d’attente. Découpage, impressions, coups de cutter, coups de pinceaux à colle, les photos placées, délimitées, presque la moitié du carnet est déjà organisée. Alors pour un avant-goût, la page de garde… Pour les autres, il va falloir être un peu patient.

Moleskine H-1

Torii

Photo © e-chan

Je me trouve devant un symbole shintô ; pour la première fois, je contemple un torii. Comment décrire un torii à ceux qui n’en ont jamais vu, même en gravure ou en photographie ? Deux hautes colonnes comme des piliers de grille supportent horizontalement deux poutres, dont la poutre inférieure, qui est aussi la plus légère, a ses extrémités enchâssées dans les piliers à quelque distance de leur sommet ; tandis que la poutre supérieure, qui est aussi la plus lourde, est posée à plat sur les colonnes, et les dépasse largement à droite et à gauche. Ça, c’est un torii : la construction varie peu de forme, qu’elle soit faite de pierre, de bois ou de métal. Mais cette description ne peut donner une idée correcte de l’aspect majestueux d’un torii, de sa suggestion mystique en tant que portail. La première fois que vous voyez un noble torii, vous vous imaginerez peut-être voir le modèle colossal d’une belle lettre chinoise se dressant contre le ciel ; car toutes ses lignes ont la grâce d’un idéogramme animé, les angles et les courbes hardies de caractères tracés en quatre coups de pinceau magistraux.

Lafcadio Hearn, Ma première journée en Orient

Idéogramme

Photo © Jim Epler

Un idéogramme ne produit pas sur le cerveau japonais une impression similaire à celle créée dans le cerveau occidental par une lettre ou une combinaison de lettres – symboles mornes, inanimés de sons vocaux. Pour le cerveau japonais, un idéogramme est un tableau animé, qui vit, parle et gesticule. Et une rue japonaise est toute peuplée de caractères vivants de ce genre – figures qui crient aux yeux, mots qui sourient ou grimacent comme des visages.

Lafcadio Hearn, Ma première journée en Orient

Yosigo

Un photographe étonnant, une façon de traîter la lumière comme on le voit rarement, des clichés superbes et d’une finesse rare. Yosigo.

Un couloir d'hôtel

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couloir hotel

Juste comme ça, parce que j’aime bien cette photo et qu’elle me rappelle un texte que j’avais écrit un jour, un texte ou un fantasme, je ne sais plus, un fantasme ou la réalité, je n’ai jamais bien su. Je n’étais pas vraiment là, ce n’était pas vraiment moi.
Avec un morceau de Shaft, Isaac Hayes, qui s’y prête bien.