Fin de soir, début de nuit

Fin de soirée, il est presque 1h27 – en fait il est 1h27 – James Brown, les Temptations et Jimi Hendrix sont passés dans les environs et c’était la première soirée avec des vrais gens dans mon appartement, une vraie soirée pour rigoler pour être insouciant et boire un peu piquer des fous-rires pour un rien avec Richard, discuter avec Nadège de littérature japonaise, leur dire ce que j’ai aimé ces derniers temps dans la littérature américaine, les jonctions étranges entre certains romans, il fait bon encore dehors alors que le mois d’octobre approche, et la télévision crache son débit de clips dont l’unique point commun est la domination du mâle sur le femelle nue et pulpeuse – fin calme et heureuse avec le dernier verre de vin – la bouche cramée par l’alcool mais étrangement je suis encore lucide, éveillé et je n’ai plus sommeil – je me dis qu’une certaine forme de lucidité résulte de cette capacité à ne pas dormir – moi le gros dormeur – je continue de penser qu’on ne peut rien faire sans dormir énormément mais la fatigue me gagne et s’en va, je ne suis plus tendu comme ce jour, je me remets, comme si une simple période de calme m’avait parfaitement reposé – encore une fois j’ai fait le bon choix, un choix très pertinent. Les Doors pour commencer, Cake ensuite, leur premier album datant de 1996, puis les longueurs de Roland Kirk, l’album Rip, Rig and Panic, piste 8, Blue Rol et son souffle qui n’en finit pas et pour terminer la bande originale de A Bronx Tale, un film de 1993 avec Robert de Niro et Chazz Palminteri qui a également écrit le film, une gueule, une style comme on n’en fait plus. Cette avant dernière piste, Cristo Redentor de Donald Byrd, incroyablement triste et belle. Ce soir, Paul Newman est mort, ce matin, je montrais à mon fils à quoi ressemblait un 33 tours, et je suis tombé sur la BOF de l’Arnaque (The Sting) avec Robert Redford, un film incroyable. Je n’arrive pas à aller me coucher, bandé comme un arc, je suis prêt à repousser mes limites jusque je ne sais où et ce soir, forcément je me sens un peu nostalgique.

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Cristo Redentor, Donald Byrd

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